Le Conseil fédéral explique, dans son rapport sur le postulat 24.3014, qu’une adaptation automatique des tarifs au renchérissement n’est « pas appropriée », car la loi ne prévoit pas un tel mécanisme. Selon lui, la compensation du renchérissement doit être réglée dans le cadre des négociations entre les partenaires tarifaires. Il occulte ainsi l’un des principaux moteurs de la crise de financement du secteur hospitalier : des tarifs qui ne suivent pas l’inflation, figeant ainsi le sous-financement. L’expérience montre que les tarifs négociés avec les assureurs ne reflètent ni de manière fiable ni en temps utile le renchérissement. Sans tarifs couvrant les coûts et adaptés à l’inflation, le risque est clair : recul de l’offre de soins et retard de modernisation, précisément à un moment où l’ambulatoire et l’évolution démographique exigent des adaptations majeures.